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Expulsion du bidonville de Stains

  • ASKOLA
  • 8 juil.
  • 1 min de lecture

Le bidonville de Stains a été expulsé.



Derrière les annonces d'une opération "réussie" ou "coordonnée", il y a une autre réalité : celle des familles qui repartent sur les routes, des repères qui s'effondrent, et des enfants qui disparaissent, une nouvelle fois, des radars.


Nous pensons aujourd'hui à nos élèves.


À ces enfants que nous retrouvions chaque semaine dans les camions-écoles. Ceux qui, malgré des conditions de vie extrêmement difficiles, ont pris du plaisir à découvrir, à apprendre, ont pris confiance et se sont autorisés à rêver un peu plus loin que le lendemain.


Aujourd'hui, ils sont dispersés. Certains ne savent pas où ils seront demain.


Comment continuer à apprendre quand tout vacille ? Une expulsion impacte directement le projet de scolarité des enfants: comment faire de l'école une priorité quand on perd la sécurité de son chez soi?


Les vacances arrivent ; la trêve scolaire aura presque été respectée. La rentrée viendra. Mais pour beaucoup de ces enfants, elle semble déjà si lointaine de leur réalité. 


Parce qu'au-delà des chiffres, des procédures et des communiqués, il y a des enfances qui se construisent dans l'instabilité. Et chaque déplacement laisse des traces.

 
 
 

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